Centenaire de la signature de l’Accord d’Angora, 20 octobre 2021 [tr]

Le 20 octobre 2021 marque le centenaire de la signature de l’Accord d’Angora : un moment fondateur de la relation bilatérale entre la France et la Turquie

L’Accord d’Angora, fruit d’une volonté commune et d’efforts engagés sur la durée, constitue un moment déterminant de la relation unissant la France et la Turquie à travers les siècles.

Signé le 20 octobre 1921 par l’envoyé spécial du Gouvernement de la République française, Henry Franklin-Bouillon, et le Ministre des Affaires étrangères du Gouvernement de la Grande Assemblée nationale de Turquie, Yusuf Kemal Bey (Tengirşenk), cet Accord mit fin aux hostilités entre nos deux pays et ouvrit la voie à l’établissement de relations diplomatiques entre la France et la nouvelle République de Turquie.

Avec l’Accord d’Angora, malgré les tourments de la Première Guerre mondiale, la France et la Turquie pouvaient renouer le fil de leur amitié multiséculaire.

C’est la pierre fondatrice du développement, dans le temps long, de la relation bilatérale entre nos deux Républiques. Celle-ci sera par la suite formalisée par d’autres accords, bilatéraux et multilatéraux, et la nomination en 1925 de nos ambassadeurs respectifs à Paris et à Ankara.

Une relation bilatérale forte et ancienne

Depuis la conclusion de cet Accord, la richesse et la profondeur des liens noués entre nos deux pays et nos deux peuples n’a cessé de s’illustrer sur les plans économique, culturel et politique.

Nos deux pays collaborent étroitement en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, au travers du dialogue entretenu à tous les niveaux sur les grands dossiers de politique régionale et internationale, et en matière économique, notamment dans le cadre de la JETCO, Commission mixte économique et commerciale.

La Turquie et la France entretiennent d’importants liens commerciaux : la France est ainsi le 8ème fournisseur mondial de la Turquie et son 6ème client. Par ailleurs, la France se hisse au 8ème rang des investisseurs en Turquie : la présence économique française est à la fois très ancienne et diversifiée et s’appuie sur des partenariats – notamment industriels – solides. Les entreprises françaises emploient directement plus de 130000 personnes localement et ont investi plus de 5 Mds d’euros au cours des cinq dernières années. Elles sont également résolument tournées vers l’avenir en investissant le champ de l’innovation, comme le montre la création récente de la communauté French Tech Istanbul, qui se veut un pont entre les startups de nos deux pays.

Notre coopération éducative, scientifique, culturelle et technique est également un moteur de nos relations bilatérales, avec des milliers d’étudiants, d’enseignants et de chercheurs qui se rendent chaque année dans l’autre pays. Elle est nourrie notamment par des événements et échanges culturels organisés par « l’Institut français de Turquie », qui dispose de trois implantations à Ankara, Istanbul et Izmir et peut s’appuyer sur les deux Alliances françaises d’Adana et de Bursa, ainsi que sur des établissements francophones d’excellence, comme l’université franco-turque de Galatasaray.

Des célébrations organisées par l’Institut Français des Etudes Anatoliennes (IFEA) et l’Institut Français de Turquie (IFT)

À l’occasion de la commémoration de cet évènement majeur, l’IFEA et l’Institut Français de Turquie à Ankara organisent sous l’égide de l’ambassade de France à Ankara le 25 octobre un colloque universitaire et une exposition pour (re)découvrir le contexte, la négociation et les conséquences de l’Accord d’Angora et les différentes étapes de l’établissement de la nouvelle relation franco-turque entre 1919 et 1926.

A l’occasion du centenaire de cet accord, l’ambassadeur Hervé Magro souligne que « La conclusion de l’Accord d’Angora est précieuse à qui souhaite comprendre la force des liens qui unissent nos deux pays et nos deux peuples. Dans un contexte international porteur de nombreux défis qui exigent une coopération plus étroite entre Etats et un multilatéralisme renforcé, elle doit continuer, cent ans après, à nous inspirer pour coopérer en toutes circonstances à leur maintien et leur enrichissement. Et à développer nos coopérations dans les domaines-clés pour l’avenir de nos deux pays, comme nous le faisons notamment en matière de lutte contre le réchauffement climatique ».

Dernière modification : 20/10/2021

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