Conférence de presse organisée dans le cadre de la coopération franco-turque sur les risques sismiques (Istanbul, 17 novembre 2014) [tr]

A l’occasion de la Campagne océanographique MarsiteCruise menée en mer de Marmara à bord du navire océanographique Pourquoi pas ? et dans le cadre de la coopération Franco-turque sur les risques sismiques, une conférence de presse présidée par l’Ambassadeur de France en Turquie a été organisée, lundi 17 novembre à 18h00 au Palais de France.

Lors de la conférence de presse à laquelle ont participé, des universitaires, des scientifiques et de nombreux représentants des médias turcs et français, l’Ambassadeur a prononcé un discours suivi d’une intervention de Mme Nurcan ÖZEL Professeure à l’Université de Bogazici puis d’une intervention du Prof. Louis Geli, responsable de l’Unité de Recherche Géosciences Marines de l’Ifremer.
En savoir plus sur la campagne MarsiteCruise

- Une collaboration franco-turque ancienne

Suite aux séismes du 17 août et du 12 novembre 1999 à Izmit, de nombreux programmes de recherche en science marine ont été mis en place en Turquie, dans le cadre de collaborations internationales, avec les pays dotés de moyens océanographiques d’intervention en mer.
C’est ainsi que depuis 1999, la France et la Turquie poursuivent une collaboration extrêmement active dans le domaine marin : pas moins de 8 campagnes océanographiques ont été conduites avec les moyens français, de l’Ifremer notamment.

Une partie de ces campagnes a été réalisée avec le soutien de l’Union européenne, c’est le cas de la campagne Marsitecruise, conduite par l’Ifremer dans le cadre du programme européen MARSITE , piloté par le KOERI . Ces projets ont impliqué de nombreux instituts de recherche en France et en Turquie.

- Des perspectives prometteuses

Ces campagnes ont permis d’obtenir des résultats scientifiques de premier ordre sur le tracé exact de la faille et sur son mode de fonctionnement. En 2007, les plongées du Nautile, sous-marin habité de l’Ifremer, ont notamment montré que la faille découpe des réservoirs gaziers. Depuis 2009, les instruments sous-marins déployés par les équipes françaises et italiennes apportent des informations précieuses sur le rôle du gaz sur l’activité de la faille.

Les résultats confirment toute l’importance d’avoir une capacité d’investigation dans le domaine sous-marin. Pour que la surveillance soit tout à fait efficace, des observatoires doivent être déployés en fond de mer, au plus près de la faille.

La Mer de Marmara est aujourd’hui identifiée comme une des zones prioritaires à soutenir par l’Union européenne, elle sera ainsi l’objet d’études approfondies dans le cadre du projet EMSO visant à favoriser l’implantation d’observatoires sous-marins sur les côtes européennes.

Couverture presse de la conférence de presse IFREMER :

Sabah

Todayszaman

Le petit journal

Cihan

Dernière modification : 20/11/2014

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